Rituels

Cette nouvelle série prend la forêt comme point de départ, car sans la forêt pas de clairière pour se rassembler (clair obscur). Puis comme un metteur en scène Jean-Philippe Gérard dirige l’emplacement de ces figures-acteurs. Ces paysages ne peuvent être considérés comme des décors tellement ils montrent une parfaite harmonie entre l’homme et la nature. La lumière semble émaner de la représentation de ces corps au contour vaporeux (en sfumato) et forme une opposition avec des zones brossées plus nerveusement (strapazzaré). Pour lui la peinture n’est pas qu’une image mais une image vers une autre, c’est la trace de la mémoire au travail. La joie de la matière et de la présence des choses.

Ainsi dans cette série se profile l’ombre du sacré. Le rituel comme pour célébrer le triomphe de la nature qui reste la seul permanence d’un monde changeant.